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Le Grognon
10. févr.
2015
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SACRE CONTINENTAL DES ELEPHANTS : GENERATION DOREE, ENFIN GENERATION VICTORIEUSE !

sacre_des_elephantsOn ne donnait pas chère leur peau avant l’entame de cette 30ième édition de la coupe d’Afrique des Nations 2015 tant les déceptions étaient vivaces (deux finales perdues en 2006 et 2012) et les défis énormes à relever : une équipe en pleine reconstruction, le départ de certains cadors dont l’emblématique Didier Drogba et le manque d’homogéneité de la sélection qui tournait plus à une constellation de stars qu’à un bloc équipe.

Et pourtant en dépit des récriminations incessantes, la Cote d’ivoire à réussi le tour de force de se sublimer au fil de la compétition pour se hisser sur le toit du football africain. Enfin une 2ième étoile accrochée au maillot des éléphants qui 23 ans après renoue avec le titre continental certes dans la douleur mais dans la combativité retrouvée. Le mérite de ce triomphe inattendu revient en partie à l’entraineur français Hervé Renard qui en l’espace de six mois à su imprimer sa patte, son mental de gagneur aux pachydermes ivoiriens pour les transformer selon le mot de l’entraineur congolais Florent Ibenge du stade «d’équipe glamour en une équipe terriblement efficace ». Pour sûr, cette victoire obtenue de haute lutte à reconcilié le public ivoirien avec sa sélection enterrant définitivement le signe indien et le qualificatif péjoratif de génération maudite. Vivement que cette consécration africaine soit le premier acte de l’émergence ivoirienne promise par les pouvoirs publics à l’horizon 2020.

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05. févr.
2015
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Nigeria : la montée de Boko Haram ou l’incurie de la classe dirigeante

bokoharamRévoltante est l’image que donne à voir la première puissance économique du continent africain face à la folie meurtrière de Boko Haram. Une gestion calamiteuse de la situation sécuritaire de l’enlèvement des jeunes filles de Chibok (jusque-là introuvables) au dernier massacre de Baga (dont les chiffres dépasseraient 2 000 morts). Et n’oublions pas les assauts répétés sur la ville stratégique de Maiduguri.

La tragédie nigériane semble échapper à toute grille de lecture tant par l’incurie de l’élite dirigeante par l’énormité des massacres commis. Contrairement à l’attitude du chef de l’Etat français lors des attentats de Paris, Goodluck Jonathan brille par son attentisme. . Tout porte à croire que la seule obsession qui anime le président nigérian est de se maintenir au pouvoir en jouant la carte du pourrissement dans le nord du pays.

Comment vouloir rempiler pour un second mandat quand on est incapable d’assurer la sécurité de ses concitoyens ? Tristes tropiques, hélas, l’Afrique est encore malade d’une bonne partie de sa classe dirigeante qui estime à tort que le pouvoir est une immense mangeoire où l’on se sert au lieu de servir le peuple.

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05. févr.
2015
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EXPLOSION DU PHENOMENE DES GROSSESSES EN MILIEU SCOLAIRE : « LE NOUVEAU EBOLA DU SYSTÈME ÉDUCATIF IVOIRIEN! »

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Elle semble bien loin, l’image de l’école ivoirienne perçue comme une institution puritaine ou rigoriste c’est–à-dire très pointilleuse en matière de mœurs. Sa tradition de milieu éducogène laisse place progressivement à un milieu pathogène, un milieu malade de l’incivisme de ses apprenants, de ses grèves à répétition et aujourd’hui gangréné par l’explosion des grossesses. Le constat est sans appel, 5076 cas de grossesses enregistrés par le ministère de l’éducation nationale pour la seule année académique passée (bien entendu ce chiffre est sous-évalué, il ne prend pas en compte les nombreux cas non déclarés à l’administration et les cas de grossesse qui se terminent  très souvent par des avortements). Les choses ne semblent pas s’annoncer malheureusement  sous de meilleurs auspices pour cette année scolaire 2015, tenez, pour le petit collège municipal de Botro (au centre du pays) on dénombre déjà 11 cas de grossesses au premier trimestre dont 5 en 6ème. Comble de l’ignominie, la gangrène s’étend jusqu’au primaire, on a encore à l’ esprit ce procès très récent et retentissant du directeur d’une école primaire condamné à une lourde peine de prison pour avoir abusé d’une de ses élèves poussant l’indignité jusqu’à l’engrosser. En un mot comme en mille, les grossesses en milieu scolaire, plus qu’un simple phénomène, font figures  aujourd’hui de véritable fléau tant et si bien que le ministre de l’éducation a décrété comme priorité la lutte contre les grossesses en milieu scolaire et a initié dans la foulée une campagne de sensibilisation intitulée zéro grossesse en milieu scolaire déclinée en modules de cours obligatoires portant sur les causes et les conséquences de ce qu’il est convenu d’appeler le nouveau ébola du système éducatif ivoirien ( référence faite à la vitesse de propagation et à l’ampleur de la fièvre hémorragique à virus ebola) . Pas si sûr que ces campagnes puissent porter leurs fruits, si on n’attaque pas le mal à la racine  en revenant à la bonne et vieille formule des internats qui ont l’avantage de mettre les élèves généralement livrés à eux-mêmes et sans ressources matérielles surtout à l’intérieur du pays à l’abri des sollicitations des prédateurs sexuels et en renforçant l’arsenal juridique réprimant  cette pratique abominable. L’émergence est aussi à ce prix car l’école au delà des aptitudes c’est aussi et surtout des attitudes.

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26. janv.
2015
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Quand le président Macky Sall fait de la résistance

macky_sallIls ne sont pas nombreux les chefs d’Etat africains à ne pas s’aligner sur les vues des grandes puissances occidentales, encore moins nombreux à signifier de vive voix leurs différences d’opinions. Hormis les présidents Robert Mugabe et Paul Kagame, coutumiers des coups de gueule, voire des coups de griffe.

La classe gouvernante africaine en général semble se résoudre à être à la remorque de l’Occident en matière de prises de position sur la scène internationale. Cependant dans la grisaille, une voix discordante se fait entendre, en l’occurrence celle du président Macky Sall après les attentats de Paris. Bien qu’ayant participé à la marche républicaine pour marquer sa solidarité au peuple français, il n’a pas manqué d’interdire non sans témérité la parution du journal Charlie Hebdo reprenant les caricatures du prophète au nom de la sensibilité religieuse du peuple sénégalais à plus de 95 % musulmane.

D’ailleurs, il n’est pas à son premier coup d’essai, car déjà en 2012 lors de la tournée africaine du président américain Barack Obama durant précisément l’étape du Sénégal, le président Macky Sall n’avait pas hésité à opposer un refus catégorique à la légalisation de l’homosexualité que le président le plus puissant de la planète avait plaidé au nom de la liberté. Certes il n’y aura pas de chasse aux homosexuels, mais il y a que la réalité sociologique sénégalaise n’épouse pas pour le moment cette pratique.

L’Afrique doit-elle continuellement s’emmurer dans un silence assourdissant concernant sa propre marche ou celle du monde et suivre docilement l’Occident dans cette mondialisation qui tourne à l’occidentalisation croissante ? Assurément que non ! Assumer la singularité de certaines de nos réalités sociologiques, tel est le devoir de nos chefs d’Etat à l’échelle internationale, comme le relève avec justesse l’historien Joseph Ki- Zerbo « Nous devons être enfin le centre de nous-mêmes plutôt que la périphérie des autres ».

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26. janv.
2015
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COOPERATION SUD-SUD : « L’AFRIQUE DOIT FAIRE CONFIANCE A L’AFRIQUE »

ecole_ivoirienneLa formule est lâchée, elle est du souverain marocain Mohammed VI qui se pose aujourd’hui en véritable promoteur des relations intra-africaines. Naguère, le regard tourné vers les pays du bassin méditerranéen et de l’occident en général, le royaume chérifien a réalisé assez rapidement que l’Afrique et en particulier l’Afrique subsaharienne constitue une terre d’opportunités extraordinaires ou presque tout reste à faire. Le roi du Maroc en homme revenu du mirage occidental se rend compte à l’évidence que plus besoin d’aller chercher des relais de croissance uniquement sur le vieux continent (l’Europe) d’ailleurs aux prises avec les cures d’austérité mais qu’il faut plutôt accorder une place de choix au continent africain que les économistes considèrent comme la dernière frontière du développement. Au delà des mots, le souverain chérifien prêche par les actes, deux périples subsahariens en moins de deux ans accompagné d’une très forte délégation de près de deux cents personnes (ministres, hommes d’affaires, médecins, ingénieurs…) avec à la clé plus d’une centaine d’accords bilatéraux. Là, ou l’Europe se barricade en optant pour la préférence nationale, le royaume chérifien régularise 25.000 subsahariens d’un coup. Une véritable prouesse et un signe des temps qui interpellent. En tout état de cause, les créneaux porteurs ne manquent pas de parts et d’autres à l’échelle du continent et le Maroc compte en profiter. Fort de son expertise avérée en matière de formation militaire, d’agriculture, d’hôtellerie, d’habitats sociaux, de banques, de télécommunications, ingénierie, d’offres universitaires et que sais-je encore, le Maroc se positionne de plus en plus comme un hub continental quitte à froisser au passage certains pays européens qui ont vite fait de l’assimiler à tort à l’image réductrice « d’une simple maîtresse » du continent.

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26. janv.
2015
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ECOLE IVOIRIENNE : GAGNOA « QUAND LES PRATIQUES AFFAIRISTES DANS LES ETABLISSEMENTS PUBLICS TOURNENT A LA FOIRE D’EMPOIGNE ! »

ecole_ivoirienneOn ne le dira jamais assez, l’école ivoirienne semble avoir toutes les difficultés du monde à opérer sa mue, à se débarrasser des vieilles pratiques affairistes et prédatrices qui gangrènent sa bonne marche. Loin des discours officiels et convenus, la ville de Gagnoa tient son rang de ville singulière en matière de mœurs scolaires. Outre le règne de l’apprenant-roi qui y à cours, des pratiques affairistes ou d’escroquerie déguisée y prospèrent, pire, tournent souvent à de véritables bras de fer ou à des foires d’empoigne entre certains chefs d’établissements (accusés de vouloir manger à tous les râteliers) et le personnel enseignant d’éducation physique et sportive qui se disputent tous le gâteau financier lié à la confection et à la vente des tee-shirts scolaires. En effet, une règle tacite jamais remise en cause jusqu’à cette année scolaire 2014-2015 laissait le soin aux professeurs d’éducation physique et sportive de confectionner et de vendre les tricots revêtus par leurs apprenants  durant les séances de sport  empochant au passage de larges commissions. Sauf que les chefs d’établissements ne l’entendent plus de cette oreille et décident de reprendre à leur compte cette activité combien juteuse non sans évoquer la colère et la défiance des enseignants d’éducation sportive, laquelle défiance a culminée jusqu’à la non évaluation de l’ensemble des apprenants des trois lycées publics de Gagnoa durant le premier trimestre. Une faute professionnelle, une faute morale éminemment grave qui pourrait attirer les foudres du ministère sur les enseignants incriminés, alors les professeurs d’éducation essaient de faire bonne figure en arguant le manque de matériel sportif mais personne n’est dupe. Ainsi va l’école à Gagnoa avec son cortège de manquements, avec son propre code de conduite, une sorte d’Etat dans l’Etat.Toute chose qui lui vaut malheureusement d’être dans les profondeurs du classement des directions régionales opéré par le ministère de l’éducation nationale.

 

 

 

 

 

 

 

 

RELATIONS INTERNATIONALES : QUAND LE PRESIDENT MACKY SALL FAIT DE LA RESISTANCE !

Ils ne sont pas nombreux les chefs d’Etat africains à ne pas s’aligner sur les vues des grandes puissances occidentales, encore moins nombreux à signifier de vive voix leurs différences d’opinions. Hormis les présidents Robert Mugabé et Paul Kagamé, coutumiers des coups de gueules voire des coups de griffes, la classe gouvernante africaine en général semble se résoudre à etre à la remorque de l’occident en matière de prises de positions sur la scène internationale. Cependant dans la grisaille, une voix discordante se fait entendre, en l’occurrence celle du président Macky Sall relativement aux attentats de Paris. Bien qu’ayant participé à la marche républicaine pour marquer sa solidarité au peuple francais, il n’a pas manqué d’interdire non sans témérité la parution du journal charlie hebdo reprenant les caricatures du prophète au nom de la sensibilité religieuse du peuple sénégalais à plus de 95% musulmane. D’ailleurs, il n’est pas à son premier coup d’essai, car dejà en 2012 lors de la tournée africaine du président américain Barack Obama durant précisement l’étape du Sénégal, le président Macky Sall n’avait pas hésité à opposer un refus catégorique à la légalisation de l’homosexualité que le président le plus puissant de la planète avait plaidé au nom de la liberté. Certes il n’y aura pas de chasse aux homosexuels mais il y a que la réalité sociologique sénégalaise n’épouse pas pour le moment cette pratique. L’afrique doit-elle continuellement s’emmurer dans un silence assourdissant concernant sa propre marche ou celle du monde et suivre docilement l’occident dans cette mondialisation qui tourne à l’occidentalisation croissante ? Assurément que non ! assumer la singularité de certaines de nos réalités sociologiques, tel est le devoir de nos chefs d’Etat à l’échelle internationale, comme le relève avec justesse l’historien Joseph Ki- Zerbo « Nous devons être enfin le centre de nous-mêmes plutôt que la périphérie des autres ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COOPERATION SUD-SUD : « L’AFRIQUE DOIT FAIRE CONFIANCE A L’AFRIQUE »

La formule est lâchée, elle est du souvérain marocain Mohammed VI qui se pose aujourd’hui en véritable promoteur des relations intra-africaines. Naguère, le regard touné vers les pays du bassin méditérranéen et de l’occident en général, le royaume chérifien a réalisé assez rapidement que l’Afrique et en particulier l’Afrique subsaharienne constitue une terre d’opportunités extraordinaires ou presque tout reste à faire. Le roi du Maroc en homme revenu du mirage occidental se rend compte à l’évidence que plus besoin d’aller chercher des relais de croissance uniquement sur le vieux continent (l’Europe) d’ailleurs aux prises avec les cures d’austérité mais qu’il faut plutôt accorder une place de choix au continent africain que les économistes considèrent comme la dernière frontière du développement. Au délà des mots, le souvérain chérifien prêche par les actes, deux périples subsahariens en moins de deux ans accompagné d’une très forte délégation de près de deux cents personnes (ministres, hommes d’affaires, médecins, ingénieurs…) avec à la clé plus d’une centaine d’accords bilatéraux. Là, ou l’Europe se barricade en optant pour la préférence nationale, le royaume chérifien régularise 25.000 subsahariens d’un coup. Une véritable prouesse et un signe des temps qui interpellent. En tout état de cause, les créneaux porteurs ne manquent pas de parts et d’autres à l’échelle du continent et le Maroc compte en profiter. Fort de son expertise avérée en matière de formation militaire, d’agriculture, d’hôtellerie, d’habitats sociaux, de banques, de télécommunications, d’ingiénerie, d’offres universitaires et que sais-je encore, le Maroc se positionne de plus en plus comme un hub continental quitte à froisser au passage certains pays européens qui ont vite fait de l’assimiler à tort à l’image reductrice « d’une simple maitresse » du continent.

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19. janv.
2015
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ATTENTAT CONTRE CHARLIE HEBDO : NI LES FRERES KOUACHI NI CHARLIE !

Le concert de protestation et d’indignation à l’échelle planétaire suscité par la vague d’attentats dont a été victime la France est révélateur de la solidarité des peuples face au terrorisme ou à l’extrémisme. Rien ne peut justifier une telle barbarie, une telle boucherie encore moins l’Islam qui contrairement aux clichés ou aux actes terroristes commis fallacieusement en son nom est à la base miséricorde, paix et amour. Not in ours names (pas en nos noms) pourraient-on dire à tous ces Mohammed Merrah,  à tous ces Coulibaly amedy ou aux frères Kouachi qui ne cessent  par leurs agissements insoutenables d’enlaidir et de diaboliser l’ISLAM dont ils prétendent justement servir la cause.

S’il est vrai que nous ne sommes pas les frères Kouachi au sens de rejeter inconditionnellement l’extrémisme religieux, il est tout aussi vrai que nous ne sommes pas charlie si tant qu’etre charlie c’est la normalisation et la banalisation de l’offense, le droit à la provocation inutile,à la diffamation ou à l’insulte qu’on à vite fait d’assimiler à tort à la liberté d’expression. Drôle de paradoxe quand on sait que les spectacles de l’humoriste Dieudonné ont été annulés dans certaines villes de France parce que considérés comme étant anti-semites et que les caricatures du prophète à l’évidence islamophobes et délibéremment provocantes sont à mettre au compte de la liberté d’expression.

Comment comprendre ce propos du premier ministre Manuel  Valls concernant la récente mise en examen du polémiste Dieudonné pour apologie du terrorisme « il ne faut pas confondre la liberté d’opinion et l’anti-sémitisme ». Comme quoi la liberté d’expression n’autorise pas  l’anti-sémitisme mais la liberté d’expression n’autorise pas aussi l’islamophobie. Alors ni les frèrs Kouachi ni Charlie!

 

DECAPITATION DU COMITE DE REDACTION DE CHARLIE HEBDO : LE 11 SEPTEMBRE FRANÇAIS !

On savait la France menacée à  l’instar de tous les pays occidentaux engagés dans la lutte contre le terrorisme international mais on ne la savait pas aussi vulnérable face à ce qu’il est convenu d’appeler le terrorisme de l’intérieur. Une opération quasi militaire rondement menée en plein Paris, en plein jour, tout un symbole. Après les attentats du world trade center, ceux de Madrid et de Londres, la France est à son tour plongée dans la tourmente meurtrière de l’Islam radical. Un véritable 11 septembre à la francaise que constituent ses actes terroristes contre charliehebdo et l’épicérie juive de la porte de Vincennes tant par le déchainement de violence que par l’onde de choc suscité.

Pour sûr, à l’image des USA qui ont connu un avant et un après 11 septembre, la France n’échappera pas également aux mutations consubstantielles, aux grands traumatismes historiques. Gageons simplement que cette guerre déclarée à la France selon le mot de Nicolas Sarkozy ne nourrisse pas un climat islamophobe tournant à l’amalgame suivant : Islam=Islamisme, Islamisme=terrorisme.

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19. janv.
2015
hors d'Afrique
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Mobilisation contre le double attentat en France ou l’indignation sélective

2015-01-11T140807Z_183256001_LR2EB1B13983O_RTRMADP_3_FRANCE-SHOOTING(1)_0Jamais des attentats à l’échelle contemporaine n’ont suscité une telle tempête d’indignation, un tel élan de solidarité et de sympathie, une mobilisation exceptionnelle. La communauté internationale au chevet de la France, une solidarité qui à culminé durant la marche républicaine du 11 janvier faisant de Paris la capitale du monde selon le mot de François Hollande.

Si cette vague inhabituelle de soutien de la communauté internationale est à saluer, ce qui l’est moins davantage, c’est cette indignation sélective, cette solidarité à géométrie variable qui met au centre de l’attention internationale certains actes terroristes au détriment de d’autres non moins dramatiques sinon plus.

Comment comprendre la relative indifférence de cette même communauté internationale quant aux carnages commis par le groupe terroriste Boko Haram au Nigeria dont le dernier en date dans la foulée des attentats en France s’élèverait à plus de 2 000, abstraction faite de la menace de déstabilisation que ce groupe constitue pour le Cameroun et le Tchad ?

Que penser également de l’incurie de cette même communauté internationale concernant le chaos libyen engendré par « ses bons soins »? Que dire aussi du peu d’attention de la communauté internationale relativement aux assauts répétés du groupe terroriste shebab au Kenya ?

En tout état de cause, au nom du principe que toutes les larmes sont salées et du principe de l’égalité de la dignité humaine, il faut en finir avec cette mondialisation de l’indifférence sélective selon le mot du pape François au profit d’une véritable mondialisation des valeurs de partage et de solidarité internationale.

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05. janv.
2015
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JUSTICE INTERNATIONALE : VOUS AVEZ DIT LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE OU LA COUR PÉNALE AFRICAINE ?

Le constat est sans appel, en dépit des dénégations officielles des promoteurs du traité de Rome instituant la cour pénale internationale, celle-ci prend  le  nouveau visage serait-on tenté de dire de la domination occidentale, un moyen de pression et de répression dirigé uniquement contre l’Afrique. Sinon comment comprendre que les foudres de la cour pénale internationale ne s’abattent que sur les africains aussi bien au niveau des condamnations prononcées que des procès en cours.Tenez ,sept poursuites engagées depuis sa création en juillet 2002, toutes en Afrique et aujourd’hui elle se paye le luxe de sommer certains pays africains comme la Cote-d’ivoire et la Libye de lui remettre respectivement Simone Gbagbo et Saif-el –ISLAM pour des faits présumés crimes de guerre relevant de sa compétence. Est-ce à dire que l’Afrique à l’apanage ou le monopole de l’impunité, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ? Assurément que non ! Pour peu qu’on veuille regarder ailleurs. Que dire de l’intervention illégale américaine en Irak sur fond de mensonge politique orchestrée par George bush et Tony blair qui à mis ce pays à feu et à sang ? Que dire des pratiques de torture de la CIA dans ses prisons secrètes et à Guantánamo ? Que dire alors d’Israel, dernier pays colonisateur de la planète et de ses opérations militaires en terre palestiniennes avec à la clé des milliers de morts ? Allez demander a la grande Chine ou à la Corée du Nord leurs conceptions bien singulières  des droits de l’homme ou encore que dire des nombreux crimes de guerres de l’armée russe dans le Caucase ? Bref la matière ne manque pas sous d’autres latitudes et c’est peu que de le dire. Surtout ne nous méprenons pas, l’Afrique a sa part de responsabilité dans cet acharnement judiciaire international, comme le dit avec raison l’écrivain français Jules Romain « il n’y a pas de victimes innocentes ». En effet, les dirigeants africains pour régler les comptes à leurs opposants n’hèsitent pas généralement à les déporter a la Haye, comme quoi le drame de l’Afrique c’est d’abord les africains.

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mon oeil sur le monde

Auteur·e

L'auteur: Seydou KONE
Je suis professeur de philosophie. Depuis le pays où il y a plus de «titrologues» que de gens qui lisent les journaux (je parle de la Cote d’Ivoire), je vous décrypte ma société et le monde. Bienvenue chez moi, vous êtes chez vous.

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