Ces salauds ont mis le feu à mon paradis !

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9 avril 2015

Ces salauds ont mis le feu à mon paradis !

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Cette formule au vitriol (très choc) est du célèbre reggae maker ivoirien Alpha Blondy. Elle cristallise son indignation, son dégoût pour la classe politique ivoirienne responsable (à divers degrés) de la dégringolade du pays dans les affres de la guerre civile : plus de 3 000 morts.

La Côte d’Ivoire faisant autrefois office de modèle identificatoire, de référentiel dans une sous-région rongée par une instabilité persistante et une pauvreté galopante. Le pays de Félix Houphouët-Boigny était la vitrine de l’Afrique de l’Ouest, ce qui lui a valu les qualificatifs les plus élogieux comme la petite Suisse, le petit Manhattan (pour l’architecture moderne et modèle de son quartier des affaires abidjanais) ou encore la locomotive de la sous-région…

Hélas, c’était sans compter avec l’entêtement destructeur et le choc des egos surdimensionnés du personnel politique actuel. Des acteurs politiques assis sur la montagne de leurs pseudo prétentions nourrissant tous, à tort l’idée d’un destin messianique pour le pays. Le dicton est bien connu « lorsque les éléphants se battent, c’est l’herbe qui en pâtit » comme quoi les seules victimes des luttes de pouvoir ont été les populations civiles ivoiriennes qui ont payé le prix fort du sang et des destructions matérielles. Allez savoir ou étaient nos hommes politiques durant les heures chaudes de la crise militaropolitique ? Toute honte bue, pour certains calfeutrés dans le bunker présidentiel, pour d’autres sous bonne escorte onusienne dans un hôtel trois étoiles de la place ou encore le chemin d’un exil doré pour les plus nombreux.

Loin d’être un cas isolé, la Côte d’Ivoire fait partie d’une longue liste de pays africains victimes de la course effrénée au pouvoir de leurs élites politiques. Hier, « ces salauds » ont mis le feu à la RDC, au Liberia, à la Sierra Leone, au Congo, au Tchad. Aujourd’hui, ils mettent le feu au Sud-Soudan et à la RCA. Plus que jamais, le renouvellement de cette vieille garde politique africaine s’impose, prédatrice et nombriliste, elle personnifie la honte de l’Afrique.

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Commentaires

Benjamin Yobouet
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Ça c'est la politique à "l'africaine". C'est dommage. Belle analyse: tu n'a pas du tout tort !

Seydou KONE
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merci le pigiste

Aboudramane koné
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ah said tu as toujours les mots qui vont avec nos maux.

Seydou KONE
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merci frangin

HENRY BEAUCEJOUR
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J ai besoin de te contacter ecris mois hb@sanftec.com

Seydou KONE
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